Chez les sans-veine.

mardi 6 mai 2008

Depuis l'enfance, on nous remplit la tête de figures mythiques, adorées ou détestée. On méga kiffe les princes, qui sont si beaux, les princesses sont bien fringées mais trop chochotes, et le père fouetard, lui, on l'aime pas vraiment, notamment à cause de sa sale dentition. Parfois, dans notre vie d'adulte, il nous arrive de rencontrer des personnes qui font resurgir ces vieux schémas. On peut alors constater la force avec laquelle tout cela nous a été inculqués, mais aussi, finalement, que tout est question de veine, ou de déveine.

Du côté de ceux qui ont de la veine, on rencontre tous un jour ou l'autre la fille du genre Carolinecaro. Bien sous tout rapport, avec du caractère, plutôt bombasse (parole de gay), et surtout, l'important pour une fille : ayant trouvé LE mec. Le Keum. Et oui, car Cc (comprenez Carolinecaro) l'a trouvé, ce qui la classe directement du côté des veinards. Sportif, attentionné, nerveux quand il le faut, et surtout, capable d'ôter ses Nike de footing pour être élégant. Cc n'en revient plus d'amour et ne fait que se laisser couler, comme une guimauve passée au micro-onde, en répandent autour d'elle des commentaires plein d'amour et de bonheur. Et comment ne pas la comprendre, il est si parfait?

Du côté de ceux qui n'ont pas de veine, on rencontre tous un jour la mauvaise personne. La personne honnie. Le collant-sentimental-mélodramatique. Avant la rupture, en apparence, tout va bien. On pense alors que l'on va pouvoir couler des jours heureux, tout en continuant à maudire les niais et à mépriser les célibataires, bref, la place de choix : entre le solitaire et la guimauve. Mais dès que la rupture est consommée, les problèmes surviennent. Si le dit collant n'est pas trop atteint, on aura droit à une foultitude de sms tous plus baveux les uns que les autres. S'il est en stade terminal, pas de chance, s'ajouteront aux sms lettres, articles de blog, profils facebook et msn, tentative d'explication ou de re-conquête, j'en passe et des meilleures. Au début, évidemment, on ne saurait être méchant : le pauvre, il souffre. Puis, petit à petit, le naturel revient au galop et on finit par lui faire comprendre clairement qu'il nous emmerde. Et c'est là l'erreur fatale. Ainsi légitimée, la bête se déchaîne, et l'on sombre dans un concert de plaintes mélodramatiques. Une espèce de masochisme pleurnichard qui nous amène à regretter la guimauve de Cc.

Ce qui est fou, c'est que ce genre de personne semble fonctionner sur pile nucléaire : elles sont inépuisables. Les semaines, les mois n'y font rien, il faut juste espérer, et attendre qu'elles trouvent une autre cible.

Personnellement, je me classerai du côté déveine. Et je vous dirai même pire, ma déveine à moi, c'est un mélange de prince, de princesse, et de père-fouettard. Canon comme un prince, pleurnichard comme une princesse, et aussi incompréhensible qu'un édenté.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

j'aime la chute.