Le roi Dagobert

jeudi 8 mai 2008

Il paraît que lorsque l'on rêve d'une personne, c'est qu'elle représente quelque chose, qu'elle à une importance. Pas lorsqu'on en rêve en tant que personnage neutre mais en tant qu'acteur du rêve. Cette nuit, j'ai consacré mon amitié qui me lie (pour l'éternité) au gang. Cependant, ça n'était pas tout à fait ce à quoi je m'attendais.

Le rêve commence en forêt, dans des talus, ou que sais-je. Nous sommes tous là, sauf Mathilde et Ludo qui sont à Lille. En dessous des talus, dans une pente en descendant, il y a une petite église. Il fait déjà plutôt nuit. Nous décidons sûrement d'aller voir, il me semble qu'Aggie est bien motivée (bah, normal..) et nous rentrons dans la petite église. Aussitôt rentré, le phénomène classique du rêve arrive : modification de l'espace. On se retrouve dans une immense cathédrale sombre et très glauque. Une secte qui brûle les homosexuels fait une sorte de rituel avec 3 moines participants, cagoulés et costumés comme il se doit. Nous commençons à fuir, mais en plus de râler sur ces connards d'homophobes je réalise que j'ai oublié mes lunettes à l'intérieur. Je me sépare du gang, je rentre en courant dans la cathédrale, la cérémonie bat son plein, la musique est super forte, et d'ailleurs c'est... de l'électro? Je cours jusqu'à la chaise à côté de laquelle sont mes lunettes, et là, sur la chaise, est planté un moine avec un ordinateur sur les genoux qui gère les effets visuels. Je repars en courant, je fais tomber un truc en passant, c'est le gros bordel, la cérémonie est interrompue, c'est chaud pour mes fesses.
Ensuite on finit par débattre de ça et je me met tout le monde à dos sans que je me rappelle pourquoi. J'essaie de m'expliquer et je me retrouve sur une scène à faire une plaidoirie. Je m'engueule avec Simon qui s'en va, très énervé.
Au final, on se réconcilie en dessinant sur une feuille de papier et en chantant une chanson sur le roi Dagobert...

Ca, c'est pour le rêve, qui est véridique en tout point. Maintenant, je me rend compte qu'il n'y a pas vraiment de quoi faire toute une histoire de l'interprétation Freudienne des rêves. Freud, c'était juste une excuse pour donner de la coke aux patients. Parce que là, l'auto analyse se fait vite :

- Aller à la messe le premier Mai m'a fait re-rentrer dans une église : c'est donc un écho post-traumatique. Et je lis un bouquin parlant d'une ancienne secte à Istanbul (ben oui, je m'initie aux moeurs locales).
- J'ai hâte de mettre les pieds aux nuits sonores, ça explique le moine faisant du Vjing (vidéo jokeying) assis sur sa chaise avec un ordi. Je n'en ai plus le souvenir exact mais je suis sur qu'il s'agissait d'un mac.
- Je perds tout le temps mes lunettes
- J'ai été au théâtre deux fois la semaine dernière
- Simon me déteste secrètement et je le sens. Cependant, on aime tous les deux dessiner (enfin surtout lui)

Je ne pense pas qu'il y ait de réelle différence entre les bébés, sensés régurgiter leur journée en rêve toutes les nuits, et nous. Nous, on a juste allongé la fréquence de régurgitation d'une journée à plusieurs semaines. Pas besoin de Freuderies pour nous expliquer qu'en fait, c'est parce qu'on a secrètement une envie sexuelle refoulée envers la voisine, son mari, ses deux gosses et son chien. Et pourquoi pas son frigo. Ou alors, je suis peut-être juste un peu con.

0 commentaires: